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- Nishioka | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Nishioka . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Nishioka 1970 - Japon Contemporains Koji Nishioka fréquente le centre Corner depuis 2004. Il s’intéresse depuis son enfance à l’écriture et aux signes qu’il recopie au verso de dépliants publicitaires ou sur ses cahiers d’écolier. Passionné de musique classique, il joue du piano et, depuis quelques années, retranscrit des partitions musicales qui se métamorphosent en bateaux ivres de musique. Page précédente Page suivante
- Murray | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Murray . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Murray 1908 - 1988 / Etats-Unis Classiques John Bunion Murray était analphabète, descendant d'esclave. Il travaillait comme métayer dans différentes plantations. Très croyant, il se marie en 1929 et fonde une famille de onze enfants. Il se sépare de sa femme à la fin des années 50 et s’installe en solitaire dans une cabane. C'est après une expérience extatique dans le courant des années 70 qu'il se met à créer. Ses dessins sont composés d’écrits et de figures totémiques nourries de vaudou. Dictés par Dieu et compréhensibles de lui seul, les textes sont à lire, disait-il, à travers une bouteille d’eau « sacrée » tirée de son puit : "Quand j'ai commencé, j'ai prié et prié. Et l'Éternel envoya une vision du soleil. Tout ce que je vois vient du soleil. Il m'a montré les signes et les saisons et il me le dit. Et quand je suis sorti de l'hôpital, l'aigle a croisé mon regard... un aigle spirituel. L'Aigle peut voir plus loin que n'importe quel oiseau dans le monde et c'est pourquoi je peux voir des choses que les autres ne peuvent pas voir. C'est alors que j'ai commencé à écrire ces lettres. Une écriture différente qui représente des langues et des gens différents. C'est le langage du Saint-Esprit qui vient directement de Dieu". Page précédente Page suivante
- Romanenkov | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Romanenkov . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Romanenkov 1953 - 2013 / Russie Classiques Vassily Romanenkov est né dans le village de Bogdanovka (oblast de Smolensk). En 1968, il déménage à la ferme d'État "Kosino" près de Moscou pour vivre avec sa mère. Il y fait un apprentissage de menuisier. Ses premières compositions se distinguaient par le caractère aléatoire de différentes formes et motifs. Plus tard, ses œuvres sont devenues plus structurées ou la forme traduisait sa vision cyclique du monde dans laquelle il abordait sa biographie avec sa naissance, son baptême et sa mort, ainsi que l'histoire et le destin de la Russie ancienne et moderne. Romanenkov a travaillé comme jardinier jusqu'à son décès. Vassily Romanenkov est l'un des artistes iconique de d'art brut russe. Il figure dans les plus belles collections d'art brut mondiales. Page précédente Page suivante
- Traylor | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Traylor . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Traylor 1854 - 1942 / Etats-Unis Classiques Bill Traylor, l'un des artistes d'art brut classiques des États-Unis, n'a été actif que quelques années (vers 1939-1942), mais il est aujourd'hui reconnu internationalement pour ses plus de 1200 dessins sur carton qu'il a réalisés sur les trottoirs de Montgomery. Esclave né en 1854, Traylor resta dans la plantation où il avait été élevé, pour travailler et élever sa propre famille en 1928. Forcé de quitter son travail dans une fabrique de chaussures en raison d'un handicap, il se retrouva sans abri, mais obtint refuge à nuit dans les magasins du quartier afro-américain de la ville, rue Monroe. Son travail a été rassemblé et défendu par l'artiste local Charles Shannon, qui a reconnu le génie de Traylor. Shannon a eu la prévoyance de conserver l'œuvre de Traylor jusqu'à sa réintroduction dans le monde de l'art à la fin des années 1970. Traylor a dessiné des scènes de la vie quotidienne tant rurale qu'urbaine. Allant de simples portraits d’habitants de la rue Monroe à des compositions complexes. Page précédente Page suivante
- Bonnelalbay | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Bonnelalbay . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Bonnelalbay 1931 - 1980 / France Classiques Née dans l’Hérault d’un père charbonnier, Thérèse Bonnelalbay part à l’âge de 19 ans s’installer à Marseille, où elle exerce le métier d'infirmière. Quelques années plus tard, elle se marie avec un instituteur. Le couple se rend régulièrement aux réunions du parti communiste ; elle commence à dessiner en 1963 pendant ces réunions du parti. En 1975, elle s'installe avec son mari et ses deux enfants à Ivry-sur-Seine. Elle disparaît dans la nuit du 16 février 1980 ; elle est retrouvée noyée dans la Seine, près de Suresnes. Les dessins de Thérèse Bonnelalbay tracent une forme d'alphabet constitué de griffures. Dans une première période, ses dessins sont assez figuratifs et évoquent des profils et des formes végétales. Constitués des mêmes éléments de base, ils deviennent ensuite de plus en plus abstraits. Ses œuvres, appréciées de Jean Dubuffet, sont notamment conservées dans la Collection de l’art brut à Lausanne et au LaM à Villeneuve d'Ascq. Page précédente Page suivante
- Josome Hodinos | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Josome Hodinos . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Josome Hodinos 1853 - 1905 / France Classiques Emile Josome Hodinos, de son vrai nom Joseph Ernest Ménétrier, est né à Paris, de parents boulangers. Son père décède lorsqu’il a huit ans, il est alors placé en pension. En 1869, il entreprend un apprentissage à l’atelier Tasset, graveur renommé chez qui se conçoivent toutes les médailles officielles de la Troisième République. En parallèle, il suit des cours de dessin et de modelage dans une école d’art durant quatre ans. Brutalement, sa vie bascule et il est interné à l’asile de Ville-Evrard, dans la banlieue parisienne, où il demeurera jusqu’à sa mort. Il adopte alors le pseudonyme d’Emile Josome Hodinos. A l'asile, Emile Josome Hodinos dessine d'innombrables plans de médailles, à la mine de plomb rehaussée d'encre de Chine, où il insère de méticuleux commentaires manuscrits, signés de son nom d'auteur. Ses supports sont de papier récupéré, destiné à la confection de biscuits. Comme il est privé de ses outils, il se sert de lanières de papier en guise de compas ou de balustres pour calculer les dimensions de ses figurines, essentiellement féminines aux traits anatomiques exagérés. Il les encercle ensuite d’un trait, obtenant ainsi des modèles de médailles. Page précédente Page suivante
- Tschirtner | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Tschirtner . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Tschirtner 1920 - 2007 / Autriche Classiques Elevé par un oncle et une tante particulièrement dévots, Oswald Tschirtner manifeste très tôt son désir de devenir prêtre et est placé dans un séminaire sacerdotal à l’âge de dix ans. En 1939, il est enrôlé dans l’armée allemande et participe à la bataille de Stalingrad, au cours de laquelle il est opérateur radio. Vers la fin de la guerre, il est fait prisonnier et interné dans un camp au sud de la France. Libéré en 1946, il présente des troubles psychotiques. Diagnostiqué schizophrène, il est interné plusieurs fois. En 1954, il est admis à l’hôpital psychiatrique Maria Gugging de Klosterneuburg, près de Vienne, qu'il ne quittera plus. C'est là qu'encouragé par le docteur Leo Navratil, il commence à dessiner à partir des années 60. En 1981, il intègre la maison des artistes du Gugging. Ses dessins au style minimaliste, à la limite de l’abstraction, sont réalisés à l'encre de chine sur papier, le plus souvent de petit format. Ils représentent pour la plupart des silhouettes de personnages asexués constitués de deux bras et d’une paire de jambes directement reliées à une tête. Le tronc et les extrémités des membres sont systématiquement occultés. Lorsque Tschirtner ne représente pas des personnages, les formes sont encore plus sobres, un paysage peut consister en une simple ligne, un animal en un simple point. Certains dessins, surtout les dernières années, sont relevés d'une couleur, rarement de deux. Il signe ses œuvres O.T. Page précédente Page suivante
- Palanc | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Palanc . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Palanc 1928 - 2015 / France Classiques Francis Palanc arrête sa scolarité à seize ans et rejoint l’entreprise familiale où il s’initie au métier de pâtissier. Vers l’âge de dix-neuf ans, il commence à développer un système et une technique unique dans l’histoire de l’art. Il élabore durant plus de dix ans un alphabet cuneïforme avec lequel il écrit des poèmes sur ses toiles. Le langage et les formes géométriques qui font parfois penser au Bauhaus se rencontrent, s’unissent. Les lettres sont sexualisées masculine ou féminine, le carré symbolise l’homme, le rond la femme, les couleurs les émotions et le genre de son «écriturisme». Palanc réalise certaines œuvres selon la technique de la pâtisserie : il travaille au tamis, à la poire à pastiller et au rouleau à pâtisserie. Les ingrédients utilisés sont la gomme laque, puis la gomme arabique mélangée à des coquilles d’œuf pillées, au blanc d’œuf séché, au sucre, au caramel et parfois, à de la sciure de bois. Ses travaux restent confidentiels jusqu’à ce que Jean Dubuffet les découvre grâce à un ami galeriste de Provence. Fasciné, Dubuffet fait enter l’œuvre de Francis Palanc dans sa collection et écrit un long article dans le cahier de l’Art Brut 1. Palanc a détruit une grande partie de son œuvre après sa seule et unique exposition en 1959. Très rares et peu nombreuses, ses poèmes-peintures figurent dans les collections du Centre Pompidou, à La Collection de l’Art Brut ainsi qu’au LaM. Page précédente Page suivante
- Prouza | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Prouza . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Prouza 1959 - République Tchèque Contemporains Depuis l'âge de huit ans, Ota Prouza vit dans une maison pour handicapés. Il n'a aucune formation professionnelle et sa capacité à lire et à écrire est très limitée. Ses souvenirs d'enfance ou de sa famille sont plein de lacunes. Il garde soigneusement deux photographies, comme si elles étaient les seuls points fixes de sa vie : l’une montre sa mère et l’autre est lui enfant. Ces reliques représentent un fil fragile reliant sa propre identité au chaos intérieur causé par son handicap mental. Perdu à la fois en lui-même et dans le monde qui l’entoure, il s’assied à son bureau et crée, à sa manière, des dessins sur des bandes de papier longues et grossièrement collées. Il satisfait son désir d'explorer l'inconnu en dessinant des voyages et des modes de transport imaginaires sur des morceaux de papier qu'il colle progressivement en bandes qui peuvent atteindre 12 mètres de long. Sur ces bandes de papier, il explore l’agitation des mégalopoles, toujours dessinées à vol d'oiseau. Les camions et les tramways semblent s'engager dans une danse, et les bâtiments les surplombent, comme des cheminées sombres qui atteignent les nuages. C'est un voyage constant à travers un paysage sans personnes, un paysage exclusivement dédié aux gratte-ciels et aux transports. Ota Prouza enrichit notre compréhension et notre perception de ce monde si inconcevablement que nous aspirons nous aussi à voyager dans ces villes éthérées. Ota Prouza a une déficience visuelle et voit probablement le monde à travers un brouillard, rendant le détail avec lequel il élabore ses mégalopoles d'autant plus incroyable. Quelqu’un a demandé lors du vernissage de l’exposition : «Ota, c’est comme ça que tu vois le monde?» Il n’a pas hésité une seconde et a répondu: «Non, c’est comme ça !!! Page précédente Page suivante
- Hawkins | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Hawkins . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Hawkins 1885 - 1990 / USA Classiques William Hawkins était un peintre urbain afro-américain et citoyen engagé de Columbus, la capitale de l'Ohio où il vécut presque toute sa vie. Né en 1895 dans le Kentucky, Hawkins aime d'abord peindre des rues, des paysages et des animaux, mais aussi des bêtes fantastiques inspirées par son imagination débridée et la culture populaire. Gagnant sa vie comme homme à tout faire, il en profite pour récupérer des objets qu'il utilise pour faire ses oeuvres. Ce n'est qu'à partir de 1979 qu'Hawkins se consacre entièrement à l'art. Il a 87 ans lorsque ses oeuvres sont exposées pour la première fois, lors d'une foire en Ohio, grâce à l'entremise de l'artiste Lee Garrett. Plusieurs grandes expositions de groupe et individuelles vont suivre et lui assurer une reconnaissance internationale. Son oeuvre figure dans les plus importantes collections privées et dans les collections des musées de American Folk Art Museum /New York - Philadelphia Museum of Art - High Museum of Art, Atlanta Page précédente Page suivante
- Krizek | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Krizek . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Krizek 1919 - 1985 / République Tchèque Classiques Jan Krizek entreprend des études à l’Académie des beaux-arts de Prague – rapidement interrompues par le début de la Seconde Guerre mondiale. Le jeune homme explore en autodidacte un large champ de domaines, allant de l’art religieux à la physique moléculaire en passant par l’architecture et l’anatomie. Il émigre à Paris en 1948, où il reprend son activité de sculpture. Faute de moyen, il utilise des pierres de démolition qu’il ramasse sur des chantiers. Jan Krizek s’intéresse à l’art archaïque, à la statuaire sumérienne, grecque, précolombienne et romane qu’il considère comme des exemples d’accomplissement artistique. Jean Dubuffet découvre ses sculptures et organise une exposition dans le sous-sol de la Galerie Drouin, en 1948. Ses œuvres sont également remarquées par les milieux surréalistes et André Breton, avec qui il entretient une brève correspondance. À défaut de matériel et d’espace pour la sculpture, il poursuit ses recherches par le dessin et la peinture, utilisant l’encre, la gouache et la mine de plomb. Il représente des figures – souvent féminines – et des visages au tracé fugace. En 1962, il doit quitter Paris à la suite d’une dénonciation concernant sa situation irrégulière en France. Le choc provoqué par cet événement lui fait, semble-t-il, cesser définitivement la sculpture, Jan Krizek détruit plusieurs pièces en partant de Paris, mais continue toutefois à dessiner des études pour de potentielles œuvres en trois dimensions. Page précédente Page suivante
- Zinelli | Galerie Arthur Borgnis
Art brut — Zinelli . Œuvres, repères biographiques{, technique principale}. Présenté(e) par la Galerie Arthur Borgnis à Bruxelles (Forest). Sur rendez-vous. Retour à la liste des artistes Zinelli 1916 - 1974 / Italie Classiques Carlo Zinelli est né le 2 juillet 1916 à San Giovanni Lupatoto (province de Vérone). Son père est menuisier. Sa mère meurt deux ans seulement après sa naissance. Carlo est le sixième enfant d’une fratrie de sept. Dès l’âge de neuf ans, il quitte son village pour aller travailler dans les champs. En 1934, il s’installe à Vérone, où il travaille à l’abattoir municipal, et se passionne pour la musique. Après son service militaire, Carlo est enrôlé dans un bataillon de chasseurs alpins en 1938 puis part à la guerre d’Espagne l’année suivante. Il en revient seulement deux mois plus tard, probablement très marqué : il reste deux ans en convalescence avant d’être réformé fin 1941. De 1941 à 1947, Carlo alterne des périodes de travail et de lucidité avec des crises d’agressivité et d’angoisse qui le mènent périodiquement à l’hôpital psychiatrique, où il subit des électrochocs et des traitements à l’insuline. Mais, à partir de 1947, il est définitivement interné pour schizophrénie paranoïde. Carlo va alors s’enfoncer dans un isolement où son langage même deviendra incompréhensible pour l’extérieur. Pendant des années, sa créativité se borne à des dessins sur le sol et des graffitis sur les murs. C'est en 1957 qu'il se met à créer grâce à l’ouverture dans l’hôpital d’un atelier d’expression libre initié par le sculpteur Michael Noble et le professeur Mario Marini. Son oeuvre est l'une des plus emblématique de l'art brut. Page précédente Page suivante